Etats-Unis
À Houston, au Texas, des dizaines de bénévoles s'affairent à entretenir les tombes du cimetière afro-américain d'Olivewood. Alors qu'auparavant ce type de lieu était plutôt délaissé, les bénévoles se font de plus en plus nombreux pour venir s'occuper du lieu et prévenir de l'érosion les 4 000 sépultures restantes.
"Le meurtre de George Floyd a généré une prise de conscience, les gens ont commencé à se dire qu'il était temps de comprendre pourquoi ce genre de choses continue à se produire et nous n'allons pas rester silencieux sur certains des problèmes qui contribuent encore à note ignorance au regard de notre histoire et aussi celle du racisme anti-Noir aux États-Unis", explique Antoinette Jackson, professeure au département d'anthropologie de l'Université de Floride du Sud. "Ces cimetières font partie des moyens par lesquels ils ont été continuellement occultés et les informations les concernant réduites au silence."
"Je sais qu'il y avait pas mal de tombes de bébés là-bas, mais je ne les vois plus", ajoute Margott Williams, présidente des Descendants d'Olivewood. "Il y avait des vétérans, mais eux aussi, je ne les vois plus."
Chaque sépulture est riche en symbole. Mais les cimetières d'esclaves étaient souvent construits sur des terrains appartenant à des Blancs, qui ne les ont pas répertoriés et entraînés leur oubli.
"Ils ont exprimé des idéaux spirituels culturels qui n'étaient peut-être pas uniquement fondés en pratique pendant l'esclavage, mais appliqués dans la liberté", explique Jasmine Lee, membre du conseil d'administration des Descendants d'Olivewood et faisant référence aux ornements des tombes. "Il y a l'écriture inversée, comme sur la tombe de Harris, l'agencement de coquillages, la configuration précise du cimetière."
Le cimetière d'Olivewood vient d'être classé parmi les sites les plus en danger du pays par une organisation de protection du patrimoine (National Trust for Historic Preservation).
01:00
Au Japon, le mochi au coeur d’un rituel hivernal ancestral
02:19
Le festival de Sainte Ifigênia, une tradition afro-brésilienne vivante
01:32
Jonathan Majors et Meagan Good deviennent citoyens guinéens
01:10
Des milliers de Sud-Africains à la parade annuelle des ménestrels
02:17
Nigéria : 8 ans après, l'emblématique festival Eyo de retour à Lagos
02:19
Libye : 14 ans après, le Grand Musée de Tripoli rouvre ses portes